La Suisse suit ses confrères européens vis-à-vis des jeux d’argent en ligne

Très récemment, on a beaucoup entendu parler des résolutions que la France a prises concernant les jeux d’argent en ligne.

Le pays a, comme chacun sait, décidé d’ouvrir son marché des jeux en ligne à la concurrence, une décision qui sera effective dès janvier 2010.

La Commission européenne souhaitait en effet que l’hexagone se mette au pli : l’Espagne et l’Italie étaient déjà en bonne voie pour la révision de leurs lois. Quant à la Grande Bretagne, elle est un l’un des piliers européens en ce qui concerne les jeux en ligne, qui sont légalisés depuis longtemps sur le territoire. Qu’ils jouent aux paris sportifs, aux jeux de hasard ou de stratégie, c’est plus de la moitié de la population Française qui avoue avoir joué de l’argent au moins une fois dans sa vie.

Maintenant la Suisse emboite le pas et va ouvrir son marché au jeux en ligne.

En effet, c’est au tour de la Suisse maintenant de suivre ses pays voisins. Le Conseil fédéral (équivalent helvète de notre organe exécutif) vient de rendre publique sa décision d’ouvrir, à son tour, le marché Suisse des jeux d’argent en ligne à la concurrence.

Le gouvernement Suisse projette de mettre en place un système de licences (5 à 10 différentes) sous conditions, pour les opérateurs installés sur leur territoire, afin de réguler le système des jeux en ligne.

A l’image de la France qui maintient pour la Française des jeux, malgré la nouvelle loi, le monopole des jeux de grattages et de loterie, la Suisse préserve elle aussi à ses organismes maîtres, la Loterie romande et Swisslos le monopole dans ces deux branches du jeu à mise.

Une nouvelle loi qui perturbe quelques peu les projets de ces organismes à monopole, tant en Suisse qu’en France, comme en témoigne le mécontentement des directeurs de la Française des jeux et de la Loterie Romande. Peut-être à juste titre, l’avenir nous le dira. Mais ces derniers craignent de voir leurs bénéfices chuter, du fait de l’ouverture à la concurrence du marché des jeux en ligne dans ces deux pays.

On pourrait croire que cette crainte n’a pas lieu d’être, les casinos en ligne et la loterie n’ayant à priori rien à voir. Ils sont en fait une concurrence indirecte pour les organismes ayant le monopole des loteries suisse et française : le budget des joueurs, qu’ils réservaient auparavant à la loterie, pourrait à présent être misé dans les casinos en ligne comme Paris Casino car leurs machines à sous sont en effet accessible en France et en Suisse. Une perte budgétaire qui risque d’être considérable pour les organismes de loterie, malgré le monopole dont ils bénéficient.

Analysons maintenant en bref les détails et les enjeux de cette nouvelle loi chez nos voisins Suisses. Tout d’abord, les opérateurs licenciés seront imposables à 15%. Le bénéfice que tirera le gouvernement suisse de ces impôts ira, selon les dires, dans les caisses de l’AVS (l’Assurance vieillesse et survivants). En plus de la décision de restreindre les casinos licenciés à n’accepter que les joueurs de nationalité suisse, le CFMJ (le Conseil fédéral des maisons de jeux) souhaite, pour des raisons financières évidentes que nous verrons, interdire aux joueurs suisses de jouer sur des sites autres que ceux licenciés par le gouvernement.

Une contrainte pour les deux parties qui prend tout son sens au vu des estimations budgétaires faites par le CFMJ. En effet, dans le cas où les joueurs suisses ne pourraient miser que sur les sites licenciés en suisse, les bénéfices envisagés par le gouvernement s’élèvent à 114 millions d’euros, et ce uniquement pour les machines à sous virtuelles. Sans cette contrainte, ceux-ci descendraient à environ 80 millions d’euros, 91 au maximum. D’un point de vue budgétaire, ces limitations pour les deux parties sont un avantage évident pour l’économie Suisse.

Un nouveau pays dans la lignée de ceux favorables à l’amélioration des conditions des sites de jeux d’argent en ligne en Europe donc. La question du « à qui cela sera-t-il vraiment bénéfique » reste encore entière, l’avenir nous le dira. Toujours est-il que ces avancées permettent une meilleure considération des jeux d’argent, notamment du poker. Un premier pas pour ce qui est de la réalisation des requêtes de la plupart des joueurs passionnés.

De nombreux Casino comme La Riviera on fait savoir sur leurs réseaux sociaux qu’ils attendaient le feu vert du gouvernement Suisse pour demander leur licence. Le marché Suisse pourrait en effet représenter pas loin de 500 millions d’euros ce qui est conséquent et va dans la logique de développement à l’échelle européenne pour de nombreux casino en ligne qui pourraient par se fait consolider leur marque, réaliser des économies d’échelle, investir plus dans leur plateforme et ainsi améliorer l’expérience des utilisateurs.